Salut les gens !
"On the road" de Jack kerouac c'est fini (provisoirement). Montignac était la dernière étape officielle dans le cadre de "Woodstock 69/40" de l'Agence culturelle départemenatale de
Dordogne-Périgord. Et ça s'est bien terminé Samedi, au jardin Barrière, devant une cinquantaine de spectateurs...
Tiens, je ne résiste pas à l'envie de vous montrer deux autres "appréciations" sur le spectacle...
ON EST FIER !
A PLUS LES GENS !
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Jeudi 18 Juin – Espace François Mitterrand-
Périgueux – Lecture : « Sur la Route » de Jack Kerouac par Thierry Lefever (Cie Raoul et
Rita).
« Nous y sommes allés en trainant les pieds. Ou presque. Un soutien de principe !
Parce qu’une lecture, fut-elle de Kerouac, fait toujours remonter de vilains
souvenirs à la surface. La surprise n’en fut que meilleure. Ce type, Thierry Lefever, ne lit pas son texte. Il le fait
vivre, l’empoigne, le malmène, le tire vers l’extatique. Et sans autres artifices qu’un chapeau, une guimbarde et de vagues danses indiennes
pour scander les chapitres. Un monstre d’énergie. Faut le voir se coltiner avec le volant d’une voiture imaginaire, lancée plein badin, entre New York et le Colorado, et transmettre à l’audience
toute la fiévreuse insouciance d’un Dean Moriarty/ Neal Cassady pour qui le mouvement perpétuel a toujours tenu lieu de sacerdoce. Là, sans même fermer les yeux, c’est l’immensité du pays qui
défile. La voluptueuse langueur des routes américaines. Ben plus qu’une lecture, une rencontre et un voyage. Et une fois sorti de là, une seule envie : relire « Sur la
Route » !
Alain Feydri Chroniqueur presse musicale et écrivain.
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“On the road”, avec Thierry Lefever.
Lire “Sur la route” de Kerouac.
Un exploit, une gageure, une performance littérale.
Thierry Lefever donne sa voix à Sal, à Dean, à Old Bull Lee, à Carlo Marx.
Avec lui, on plonge dans cette lecture mythique.
Evocation emportée et lyrique d’une jeunesse ‘beat’ et ‘cool’, turbulente, libre, instable dans l’Amérique des années quarante, ce « pays de la vitesse » et du jazz.
L’Amérique des hobos, des marginaux, des Noirs et des Mexicains. L’appel vers l’Ouest, l’errance au Sud.
Portrait admiratif d’un héros et d’un ami : « Il me faisait penser à un frère que j’aurais perdu depuis longtemps ». Kerouac attaché aux dérives et aux foucades de son compère Neal
Cassady (alias Dean Moriarty), accompagné de sa bande intermittente (les Burroughs, les Ginsberg, les Snyder…).
Thierry Lefever, sur scène, relie Lowell, Harlem et Frisco, Denver et Chicago, vit, bondit, se multiplie.
Avec lui, plus de « texte », plus de « récit », plus de « roman », mais des voix à travers une voix : des corps à travers un corps. Juché sur son tabouret, les
bras tendus, on imagine le volant de la « Caddy » sous ses mains ; Dean gesticulant et pérorant tout en conduisant, coude appuyé
négligemment à la portière, et Sal assis à côté, écoutant et dans sa tête notant scrupuleusement les délires de son complice - pour le roman à venir.
Et au-delà du cercle dessiné par le projecteur autour de lui, les paysages défilent
aussi vite que dans le livre.
« Je me suis aperçu que je pouvais lire Sur la route avec
mon corps » dit Philippe Djian.
Avec Thierry Lefever, c’est sur scène, avec tout son corps à lui que ça se passe.
Bernard Coste
Directeur Adjoint
Bibliothèque municipale de Périgueux
kEROUAC, ben... ça m'a bien secoué...