Didon, Enée, Purcell, Virgile, Raoul et Rita...
Bonjour les gens !
Voilà, c'est terminé ! Nous avons donné trois représentations de: "La Légende de Didon et Enée", à Périgueux, à Ribérac et à Brantôme...
Au total 450 spectacteurs pour une trentaine d'artistes musiciens, chanteurs, comédiens sur le plateau !
De la belle ouvrage, nom de nom, salué comme il se doit par le public étonné et ravi de ce "mix" improbable entre l'Opéra de Purcell et le poème de Virgile...
Tiens, pour le plaisir, un article de presse paru dans le Journal Sud-Ouest:
SUD-OUEST
26 mai 2010 Par Guy Janicot
La belle aventure de Didon et Enée
Mercredi dernier, la salle des fêtes a connu une belle affluence pour la présentation du récit opéra « La Légende de Didon et Enée ». En qualité de présidente des Amis de Brantôme, Josette Lespinasse ne pouvait que se réjouir de l'écho rencontré par le travail de son association, avant d'enchaîner sur le plateau en tant que directrice musicale énergique et rigoureuse.
Un projet audacieux
Chargé avec Robert Kaminker de l'organisation et de la coordination du projet par l'Association des anciens élèves du lycée Bertran-de-Born, à laquelle s'est associé le conservatoire départemental, Vincent Fournier a ensuite souligné ce que ce projet avait d'audacieux. Deux œuvres de nature différente, distantes de dix-huit siècles, ont été croisées jusqu'à constituer un « mix » littéraire et musical tout à fait réussi par Josette Lespinasse, François Gadeyne, professeur de prépa littéraire, et Thierry Lefever (compagnie Raoul et Rita), professionnel du texte et de la mise en scène.
Le travail des six étudiants de lettres supérieures chargés de la récitation et celui des musiciens du conservatoire et de la chorale Vive Voix ont fait goûter au public les qualités d'une mise en espace et d'une alternance parlé-chanté d'une cohérence et d'une efficacité étonnantes. Après un parcours joliment scandé, le récit de la mort de Didon délivré des affres de l'agonie par Junon fut à la hauteur du texte, soit un moment d'une émouvante simplicité. Puis, l'alto Maryse Morin Louis Rose a pris le relais et la retenue, la justesse, l'émotion maîtrisée dans l'interprétation de cet aria célèbre a laissé l'auditoire sous le charme.
Les organisateurs, satisfaits, ont assuré qu'après Périgueux et Ribérac, l'accueil enthousiaste du public brantômais constitue la conclusion réussie d'une aventure originale dans ce double chef-d’œuvre.